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Un pont à franchir

J’aime beaucoup cette photographie du fleuve Danube, à Budapest, en Hongrie. On peut y voir un mur et un pont. Le mur est comme une barrière, alors que le pont nous permet de le traverser et d’atteindre ainsi « l’autre rive ».

Qui, ou que représente ce personnage qui regarde au-delà vers l’autre côté, avec un enfant dans les bras? Tous les éléments sont en place pour permettre à chacun de nous d’imaginer, de construire notre propre scénario et de le jouer dans nos têtes.

La statue se trouve à la jonction du mur et du pont et cela me donne l’étrange sentiment d’avoir à choisir entre le mur et le pont. Une chose est sûre: le personnage attend. Qu’attend-t-il? Nous ne le savons pas mais à mon sens il est nécessaire de décider de cesser d’attendre.

Choisir le mur signifie rester dans le confort d’un territoire connu. C’est accepter nos limites et renoncer à s’avancer à la rencontre de territoires inconnus, de nouvelles expériences et découvertes.

Choisir le pont signifie avancer. C’est aussi accepter de faire de possibles erreurs, mais nous apprenons surtout de nos erreurs, pas de nos succès. C’est pourquoi nous ne devrions pas avoir peur de faire des erreurs car elles sont une source d’expansion en compréhension et en conscience.

C’est un choix que nous devons tous faire, à un moment de notre vie. Nous atteignons tous un point où nous devons décider si ce que nous avons accompli est suffisant… ou le cas échéant, si nous continuons à partir à la conquête de nouveaux défis.

Ces territoires qui restent à conquérir ne sont pas physiques. Ce sont des « espaces de conscience », et tant que nous continuerons à étendre notre champ de conscience – c’est-à-dire à choisir de traverser le pont – nous serons vivant.

Choisir le mur, c’est privilégier la sécurité avant tout. C’est choisir de survivre au lieu de vivre.

Je souhaite que l’on se rappelle toujours que l’objet de chaque mur est d’être abattu car on découvre toujours derrière un nouveau sentier.…que ce soit sous l’aspect d’un pont ou sous une autre forme.

L’alternative est simple: si l’on ne détruit pas le mur, c’est le mur qui nous détruira. Ne le permettons jamais.